Le 27 mars 2026, le Musée Olympique de Lausanne a accueilli le Congrès Medicol, réunissant chirurgiens orthopédistes, neurologues, radiologues et physiothérapeutes autour des pathologies de la main et de l’épaule. Ensemble, ces spécialistes ont partagé les avancées qui améliorent aujourd’hui la prise en charge de ces affections très répandues.
Les fractures du poignet figurent parmi les plus fréquentes en traumatologie. Les plaques de dernière génération, conçues pour épouser la forme exacte de l’os, offrent désormais une fixation plus stable et permettent de retrouver plus vite la mobilité. Et lorsqu’une fracture a mal consolidé, la planification en trois dimensions permet au chirurgien de simuler la correction avant même d’opérer, grâce à des guides fabriqués sur mesure. Un message rassurant: des solutions existent à chaque étape.
Le symdrome du tunnel carpien est responsable du fourmillement et de la perte de force. La chirurgie décompressive est l’opération la plus pratiquée en chirurgie de la main. Trois techniques ont été présentées: la chirurgie classique, l’endoscopie avec sa récupération accélérée, et une approche innovante guidée par échographie, réalisée sous simple anesthésie locale. Chacune a ses atouts, et c’est le dialogue entre le patient et son médecin qui guide le choix le mieux adapté.
Comprendre l’origine d’une épaule douloureuse nécessite souvent de croiser les regards. Examens neurologiques, imagerie de pointe, physiothérapie et même reprogrammation neuromotrice: les intervenants ont montré qu’une approche complémentaire, alliant plusieurs spécialités, permet d’identifier plus finement la cause des douleurs et de proposer des traitements ciblés, y compris des infiltrations guidées par imagerie.
Lorsque l’arthrose de l’épaule devient invalidante, la prothèse inversée a transformé la donne. Autrefois controversée, elle affiche aujourd’hui d’excellents résultats à long terme et permet à de nombreux patients de reprendre leurs activités quotidiennes et sportives. La navigation 3D, utilisée pendant l’opération, améliore la précision du placement de l’implant, en particulier dans les cas les plus complexes. Comme pour toutes les technologies présentées lors de ce congrès, elle ne remplace pas l’expertise du chirurgien: elle la renforce.
De la fracture du poignet à la prothèse d’épaule, ce congrès a confirmé une tendance de fond: la complémentarité des compétences et des outils permet d’offrir à chaque patient une prise en charge toujours plus personnalisée, sûre et efficace.
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