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- Chiropratique et kinésiologie appliquée
Kinésiologie appliquée et chiropratique : étude du mouvement et complexe lombo-pelvien
- Dr Roland Noirat
- Étude du mouvement : mécanique humaine et mécanique vivante
- Kinésiologie appliquée comme outil de diagnostic et de contrôle
- Complexe lombo-pelvien et couplage bassin / L4-L5
- Apprentissage moteur : perception, stabilisation, optimisation
- Muscles toniques et basiques, équilibre agoniste-antagoniste
- Manipulation et mobilisation chiropratiques, ajustement spécifique
- Table motorisée de flexion-distraction du rachis lombaire
- Vibration et ondes de choc radiales sur les ligaments et les lombaires
- Programme d’exercices de coordination agoniste-antagoniste
- Optimiser le mouvement, c’est obtenir le plus de geste avec le moins d’effort, donc moins de risque lésionnel
- Le testing musculaire reste un outil de diagnostic et de contrôle, à corréler à la clinique
- Cibler le bassin influence indirectement L4-L5 et la coordination globale du tronc
- Privilégier la qualité du geste et la variation des situations plutôt que la répétition à l’identique
Brochure d'information médicale
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Dr Roland Noirat, congrès Medicol, 2025
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Étude du mouvement : de la mécanique humaine à la mécanique vivante
L’analyse du mouvement proposée distingue quatre niveaux de lecture de l’appareil locomoteur : l’anatomie, le versant physique, le versant fonctionnel et la coordination. Les éléments anatomiques, amplitudes articulaires et axes, sont considérés comme des données fixes que l’on ne modifie pas ; ils relèvent du capital structurel du sujet. Le versant physique mobilise les lois de la mécanique appliquées au corps, force, leviers et contraintes mesurables, là où le biomécanicien raisonne en termes purement physiques et mathématiques.
La distinction proposée oppose la mécanique humaine, science physique du geste, à la mécanique vivante, qui décrit l’utilisation du corps selon les sciences du vivant plutôt que selon les seules valeurs de la physique. Le versant fonctionnel rassemble la posture, les dissociations segmentaires et la production de force, champ de l’entraînement et de l’athlète. La coordination, enfin, se travaille par la perception du mouvement et la gestion des contraintes : un même geste, réalisé en inspiration ou en expiration, ne sollicite pas le corps de la même manière, observation directement réinvestie dans l’analyse fonctionnelle.
La kinésiologie appliquée comme outil de diagnostic
La kinésiologie appliquée, développée par le chiropraticien George Goodheart en 1960, est présentée ici dans son usage premier : un outil de diagnostic et de contrôle reposant sur le test musculaire. Le principe consiste à stimuler une articulation, un muscle ou un point précis, puis à observer la réponse du corps à travers la qualité de la contraction testée. Cette réponse fournit une information sur les zones de faiblesse, que le praticien cherche à localiser avant d’adapter le traitement en conséquence.
Deux tests sont jugés prioritaires, dont le test croisé de la marche, ou « crawling », qui couple l’extension d’un membre supérieur à celle d’un membre inférieur lors de la marche et explore ainsi la coordination entre les ceintures. La logique rejoint celle de la correction du geste sportif : on essaie une modification, et la réponse musculaire confirme ou non sa pertinence. Plusieurs branches de la kinésiologie appliquée, nutritionnelles, émotionnelles ou liées aux points d’acupuncture, sont explicitement mises de côté au profit de cet usage strictement diagnostique du testing.
Le complexe lombo-pelvien, clé de la coordination
Le bassin est décrit comme la clé mécanique entre le haut et le bas du corps, et son couplage avec les vertèbres lombaires est central. En raison des connexions ligamentaires fortes, aucun mouvement de nutation ou de contre-nutation du bassin ne s’effectue sans répercussion sur L4 et L5 : un déplacement pelvien retentit nécessairement sur les derniers segments lombaires. Ce constat justifie une attitude thérapeutique privilégiant le travail du bassin et des articulations sacro-iliaques, jugées mécaniquement plus déterminantes que les facettes articulaires de L4-L5.
Le raisonnement s’appuie sur la dynamique agoniste-antagoniste autour de l’aile iliaque. La bascule pelvienne en antériorité ou en postériorité active certains muscles toniques et en inhibe d’autres selon le rapprochement ou l’éloignement de leurs insertions, principe que la kinésiologie appliquée formalise : un muscle dont on rapproche les attaches est facilité, un muscle dont on les éloigne est inhibé. Comme ce mouvement pelvien gauche-droite se répète 10 000 à 20 000 fois par jour à la marche, et davantage encore en course, un défaut de coordination à ce niveau diffuse à l’ensemble de la chaîne, des membres inférieurs à la musculature sus-pelvienne.
Muscles toniques, muscles basiques et équilibre postural
La lecture musculaire repose sur la distinction issue des sciences du sport entre muscles toniques et muscles basiques. Les muscles toniques, anti-gravitaires, travaillent en permanence, y compris au repos en station debout ; au bassin, ils correspondent notamment aux ischio-jambiers et au droit antérieur. À l’étage rachidien et profond interviennent le carré des lombes et le psoas, ce dernier prenant appui directement sur le bassin. L’objectif est de combiner l’action de ces groupes pour réorganiser et optimiser le mouvement plutôt que de raisonner muscle par muscle.
L’axe de rotation de l’aile iliaque, situé en regard de la sacro-iliaque et décalé par rapport à la tête fémorale, explique le couplage observé : lorsque le bassin part en arrière, il étire le membre inférieur vers le haut, et inversement lorsqu’il bascule en avant. Le déséquilibre tonique d’un côté s’accompagne donc d’une réponse antagoniste prévisible. Ce schéma sert de fil conducteur au rééquilibrage : restaurer un jeu harmonieux des muscles toniques et basiques autour du bassin conditionne la qualité de la coordination des étages sus- et sous-jacents.
Manipulation et table de flexion-distraction : faire percevoir le mouvement
L’apprentissage moteur est décrit en trois temps : percevoir le mouvement, le stabiliser, puis l’optimiser. La perception est première : un geste non ressenti ne peut être reproduit. La chiropratique trouve ici sa logique propre, car la mobilisation, l’ajustement spécifique d’un segment ou l’impulsion générant une cavitation font percevoir au corps des mouvements inaccessibles par le seul exercice volontaire, notamment sur des segments que l’on ne peut mobiliser activement. La cavitation est interprétée comme une vibration, donc comme un mouvement perçu par l’articulation.
La phase de stabilisation passe par la variation et la différenciation des situations, le système nerveux n’apprenant plus rien d’un geste répété à l’identique. Une table motorisée de flexion-distraction permet d’ouvrir et de pomper les disques sans cisaillement des facettes, l’axe de rotation se situant au niveau des facettes articulaires, tout en libérant les deux mains du praticien. Des vibrations, percussions ou ondes de choc radiales appliquées sur les ligaments et les lombaires pendant que varie la longueur musculaire complètent ce travail, avec un protocole privilégiant le confort du patient, autour de quinze secousses par seconde plutôt que les sept habituelles. La troisième phase, l’optimisation, se poursuit en dehors du cabinet.
Du cabinet à l'autonomie : exercices de coordination et prévention
L’optimisation du mouvement se construit dans la durée et hors du cabinet. Le patient est orienté vers des activités de coordination à faible contrainte traumatique, marche nordique, vélo, natation, fitness, choisies pour entretenir des mouvements alternatifs corrects après la correction passive. La priorité reste la qualité du geste et l’enrichissement de la proprioception non consciente du dos, sollicitée en permanence mais sans contrôle volontaire, plutôt que la quantité ou la force développée.
Un programme structuré, élaboré avec l’Institut des sciences du sport de Lausanne, cible spécifiquement l’équilibre agoniste-antagoniste entre muscles toniques raccourcis et muscles phasiques relâchés, par exemple les pectoraux face à la ceinture scapulaire ou aux fessiers. Décliné en six exercices à réaliser trois fois par semaine sur environ six mois avec une fiche de contrôle, il vise à pérenniser la coordination du complexe lombo-pelvien. La portée clinique de cette approche est illustrée par la résolution rapide d’une pubalgie chez un sportif après quelques séances de rééquilibrage, et par une mesure objective montrant une vitesse de contraction redevenue symétrique entre les deux membres inférieurs, la différence de force résiduelle étant nettement réduite sans être complètement abolie.
Type de vidéo
Congrès Medicol
Thème de l'évènement
Nouvelles technologies - étude du mouvement - problèmes de dos
Intervenants
Partie du corps
Dos
Maladies
Année
2025
Chirurgie:
Pathologie:
Tendinites; Douleurs chroniques; Troubles liés au matériel
Thèmatique:
Prévention des blessures
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1006 Lausanne
+41 21 510 33 48
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