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- Astuces pour gagner du temps et de l’efficacité avec les publications scientifiques – sans IA
Astuces pour gagner du temps et de l’efficacité avec les publications scientifiques – sans IA
- PD Dr Pascal Zufferey
- Définition juridique de l’accident et ses cinq critères
- Lésions corporelles assimilées à un accident et preuve libératoire
- Causalité naturelle et piège du post hoc ergo propter hoc
- Capacité de travail exigible et limitations fonctionnelles
- Atteinte à l’intégrité et état de santé stabilisé
- Documentation du mécanisme lésionnel et bilan du cas d’espèce
- Évaluation de la capacité de travail dans l’activité habituelle et adaptée
- Fixation du taux d’atteinte à l’intégrité sur séquelles durables
- Prise en charge des complications : raideur, arthrose, syndrome douloureux régional complexe
- Ne pas s’épuiser à plaider le caractère accidentel : c’est une question juridique, pas médicale
- Distinguer la chronologie temporelle du lien de causalité naturelle réel
- Adapter l’estimation de l’incapacité au type d’activité, manuelle ou de bureau
- Réserver l’attestation médicale aux faits cliniques et au cas individuel
Brochure d'information médicale
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La publication scientifique ne commence pas au moment où l’on ouvre son logiciel de traitement de texte. Elle est l’aboutissement d’un processus qui débute par une question de recherche claire, une méthodologie adaptée et des données de qualité.
Cette présentation propose une méthode pratique pour préparer un manuscrit scientifique en orthopédie. Elle insiste sur plusieurs principes : définir précisément le but de l’étude avant de réaliser les analyses, comprendre la littérature existante, vérifier la puissance statistique et la qualité des données, structurer le manuscrit de manière logique et choisir une revue adaptée au travail.
L’auteur insiste également sur l’importance de la précision du langage. Entre ce que le chercheur dit, ce que le texte dit réellement, ce qu’il veut dire et ce qu’il devrait dire, plusieurs niveaux d’interprétation peuvent apparaître. La rédaction scientifique doit donc être précise, concise, claire, informative et non ambiguë.
Enfin, l’utilisation de l’intelligence artificielle ne dispense pas de ces étapes. Elle peut faciliter la rédaction, mais elle ne remplace ni la réflexion méthodologique, ni la connaissance de la littérature, ni la qualité des données.
Pourquoi publier ?
La publication permet de transformer un travail scientifique en une connaissance durable et accessible.
Une présentation orale peut être rapidement oubliée, alors qu’un article indexé peut continuer à être consulté et cité plusieurs années après. La publication répond également à différents objectifs académiques et professionnels : diplômes et qualifications, réputation scientifique, participation à des sociétés savantes, obtention de financements ou collaboration avec l’industrie.
L’augmentation du nombre de manuscrits soumis rend cependant la compétition éditoriale plus importante. L’intervenant souligne que l’utilisation de l’IA facilite désormais considérablement la production de textes, ce qui augmente encore le nombre de manuscrits reçus par les revues.
Le manuscrit: seulement la partie visible de l’iceberg
Le texte, les tableaux et les figures constituent la partie visible du manuscrit.
Derrière eux se trouvent de nombreux éléments indispensables :
- qualité des données ;
- choix du study design ;
- taille de l’échantillon ;
- puissance statistique ;
- pertinence clinique ;
- revue de la littérature ;
- méthodologie ;
- gestion des données ;
- collaboration avec les méthodologistes et statisticiens.
L’idée essentielle est que la qualité du manuscrit dépend largement du travail effectué avant sa rédaction.
Les 5 principes essentiels
1. Définir le but avant de commencer
Une erreur fréquente consiste à commencer par exploiter une base de données, réaliser des analyses statistiques puis essayer de trouver ensuite une question de recherche.
L’ordre proposé est inverse :
But → littérature → BPPH → statistiques → tableaux/figures → rédaction
Le chercheur doit d’abord déterminer précisément ce qu’il cherche à savoir. Cette question est ensuite confrontée à la littérature afin de vérifier ce qui est déjà connu et ce qui reste à démontrer.
« On valide le but et on le revisite, on lit la littérature, on fait plusieurs itérations. Ensuite, on fait le BPPH, on décide quelle statistique faire, on les fait, on fait les tableaux et figures et c’est uniquement après qu’on commence à écrire. »
2. Distinguer ce que l’on dit, ce que le texte dit et ce que l’on devrait dire
L’intervenant distingue quatre niveaux :
Ce que quelqu’un dit → ce que le texte dit → ce qu’il voudrait dire → ce qu’il devrait dire.
Passer directement du premier au dernier niveau est risqué : cela conduit à supposer des éléments qui ne sont pas nécessairement vrais.
Les difficultés peuvent être :
- linguistiques : grammaire, vocabulaire, conjugaison ;
- méthodologiques : manque de rigueur ou de logique ;
- scientifiques : interprétation excessive des résultats ;
- sémantiques : une phrase peut être comprise de plusieurs façons.
La rédaction scientifique doit donc viser un texte :
précis, concis, clair, informatif et non ambigu.
3. Simplifier et éliminer l’ambiguïté
Un texte scientifique n’a pas besoin d’être compliqué pour être sophistiqué.
Il faut notamment :
- supprimer les répétitions ;
- éviter les formulations inutilement complexes ;
- identifier les informations implicites ou manquantes ;
- rechercher les phrases pouvant avoir plusieurs interprétations ;
- utiliser un vocabulaire suffisamment simple.
L’intervenant recommande notamment de faire relire le texte par quelqu’un qui n’est pas spécialiste du domaine : cette personne peut identifier les suppositions que l’auteur considère comme évidentes mais qui ne le sont pas pour le lecteur.
La rédaction doit également tenir compte du fait que le lecteur ou le reviewer peut ne pas être anglophone.
« Je prends des phrases et je me dis : est-ce que je peux l’interpréter de deux façons différentes ? Si c’est le cas, je le retravaille pour que ça soit clair et interprétable qu’une seule façon. »
4. La qualité d’un article se construit avant la rédaction
La présentation propose une pyramide dont la base correspond aux éléments les plus importants :
Base
Pertinence clinique
→ nouveauté
→ utilité pour les chirurgiens et les patients
Puis
Study design
Puis
Qualité des données
Enfin
Statistiques → figures → tableaux → texte
Les trois premiers niveaux sont particulièrement importants parce qu’ils sont difficiles à corriger une fois l’étude terminée. Une mauvaise collecte de données ou un mauvais design ne peuvent pas être simplement « réparés » au moment de rédiger le manuscrit.
La question centrale devient donc :
« Qu’est-ce que ça peut changer pour le patient ? »
Type de vidéo
Lunch Meetings
Thème de l'évènement
L’IA dans la recherche orthopédique
Intervenants
Mo Saffarini
Partie du corps
Main
Maladies
Année
2026
Chirurgie:
Pathologie:
Tendinites; Douleurs chroniques; Troubles liés au matériel
Thèmatique:
Prévention des blessures
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Les médecins du Centre Orthopédique d'Ouchy sont à votre disposition
1006 Lausanne
+41 21 510 33 48
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