Avenue d'Ouchy 30, 1006 Lausanne
info@medicol.ch
Monday - Saturday: 7.00am - 19.00pm
Sunday: 8.30am - 19.30pm
flag English
  • Accueil
  • Applications mobiles et santé 4.0

Innovation digitale en medecine d’urgence : geolocalisation, donnees patient et aide au diagnostic

  • Dr Jocelyn Corny
  • Alerte prehospitaliere et geolocalisation du patient en detresse
  • Carte de donneur d’organes numerique et dossier d’urgence embarque
  • Propriete et fragmentation des donnees medicales
  • Le smartphone comme instrument de mesure physiologique
  • Intelligence artificielle et analyse d’images en medecine
  • Applications d’alerte geolocalisee (Echo112)
  • Cartes numeriques de donneur et d’urgence (Medical ID, Emergency ID)
  • Mesure de parametres vitaux par camera de smartphone
  • Aide au diagnostic par intelligence artificielle (Watson)
  • Rappeler que les donnees medicales appartiennent au patient et doivent rester sous son controle
  • Connaitre les outils d’alerte geolocalisee et les cartes numeriques accessibles en urgence
  • Anticiper le deplacement du role medical vers l’integration clinique plutot que la seule lecture d’images
  • Evaluer la fiabilite des mesures issues du smartphone avant de leur accorder une valeur decisionnelle

Brochure d'information médicale

Découvrez notre brochure d’information à destination des patients.

Dr Jocelyn Corny, anesthesiste a la clinique Bois-Cerf, lunch meeting, 2017

Le smartphone et les outils connectes transforment la chaine de soins, de l’alerte prehospitaliere a l’aide au diagnostic. Cette presentation, issue du retour d’experience d’un anesthesiste, retrace la genese d’applications nees d’un besoin de terrain : transmettre une localisation precise a la centrale de secours, rendre accessible une carte de donneur d’organes au moment critique, puis offrir au patient un mini-dossier medical embarque. Elle interroge ensuite le glissement du smartphone vers un instrument de mesure physiologique, et le role croissant de l’intelligence artificielle dans l’analyse d’images radiologiques, anatomopathologiques et dermatologiques. Pour le medecin referent, l’enjeu est de comprendre ou se deplace la valeur ajoutee clinique lorsque la donnee se multiplie et que l’analyse s’automatise.

Du besoin de terrain a l'application : l'alerte geolocalisee

L’idee princeps nait d’une intervention de secours heliporte pour un patient hypotherme, retrouve tardivement faute de pouvoir localiser l’appel. Le constat est paradoxal : la victime porte un smartphone capable de la situer au metre pres, mais aucune chaine technique ne transmet cette position a la centrale de secours. Ce hiatus entre la capacite de localisation de l’appareil et l’absence de canal de transmission vers les services d’urgence definit precisement le probleme a resoudre, et illustre combien la perte de temps en phase d’alerte conditionne le pronostic en medecine prehospitaliere.

L’application Echo112 repond a ce besoin par une interface reduite a l’essentiel : une selection des numeros d’urgence qui, a l’activation, envoie la position du requerant et declenche l’appel. Une seconde version adapte l’orientation de l’alerte a la zone geographique, de maniere a joindre directement les intervenants locaux, par exemple les patrouilleurs des pistes, plutot qu’un numero national qui devrait ensuite relayer. Pour le referent, l’interet tient a la reduction du delai entre la detresse et l’engagement des secours adaptes, variable determinante en traumatologie comme en urgence medicale.

Toutes les donnees medicales appartiennent aux patients.

La carte de donneur d'organes numerique : un verrou technique leve

Le contexte suisse rend la question du don d’organes critique : un taux de transplantation parmi les plus faibles d’Europe, l’absence de registre national et de consentement presume, et un sondage situant a 18 pour cent seulement la proportion de porteurs d’une carte de donneur. La transposition de la carte sur smartphone se heurte d’emblee a un obstacle dirimant : au moment ou cette carte serait utile, le patient n’est plus en etat de deverrouiller son telephone, ce qui rend le document inaccessible aux equipes d’accueil.

La solution passe par des balises Bluetooth de proximite qui, a l’approche du telephone verrouille, font apparaitre un raccourci vers la carte sans authentification prealable. Le deploiement de ces balises dans les services d’urgence, d’abord au centre hospitalier universitaire puis dans les hopitaux peripheriques de Suisse romande, a conditionne l’usage reel du dispositif. Le soutien institutionnel de Swiss Transplant, qui en fait sa carte officielle, et l’identification des premiers donneurs par ce canal temoignent qu’un verrou organisationnel, autant que technique, devait etre leve pour qu’un outil numerique trouve sa place dans la chaine de soins.

Le dossier medical dans la poche du patient

Le succes de la carte de donneur s’est accompagne de celui d’une carte d’urgence renseignant allergies, medicaments et personne de contact, generee via les applications Medical ID et Emergency ID, et suscitant des demandes d’extension vers les directives anticipees et les coordonnees du medecin traitant. Cet engouement revele un besoin : disposer sur soi d’un mini-dossier medical consultable en situation aigue. Il contraste avec les grands dossiers patients institutionnels, restes fragmentes entre etablissements, dont certains projets regionaux se sont interrompus apres des annees de developpement pour des questions de protection des donnees.

L’analyse proposee deplace la difficulte vers la question de la propriete de la donnee : ces systemes seraient en realite des dossiers d’hopitaux tentant de mettre a disposition des informations qui ne leur appartiennent pas. Le principe avance est que les donnees medicales appartiennent au patient, et que la solution consiste a les replacer sous son controle, a charge pour lui de les collecter au fil de ses consultations et de les partager a sa discretion. Pour le referent, ce cadre redefinit la circulation de l’information clinique autour du consentement et de la maitrise du patient sur ses propres donnees.

Le smartphone comme instrument de mesure physiologique

Au-dela du stockage et du transport de l’information, le smartphone devient un outil de mesure. L’amelioration des capteurs photographiques permet deja, en pointant la camera sur un visage, d’estimer la frequence cardiaque par analyse des variations colorimetriques cutanees et la frequence respiratoire par les mouvements des epaules, principe developpe notamment par Philips. Ces approches sans contact illustrent comment un appareil grand public peut capter des parametres vitaux avec une fiabilite jugee satisfaisante.

Des travaux plus formalises etendent ce principe : une equipe de l’universite de Washington a Seattle a decrit en 2016 une mesure de l’hemoglobine par simple apposition du doigt sur la camera, avec des resultats comparables a un dispositif de reference de type Masimo Pronto ; le CSEM a Neuchatel travaille sur la mesure continue de la pression arterielle selon le meme geste, et une comparaison menee par des anesthesistes du centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) chez dix patients sous anesthesie generale equipes d’un capteur arteriel a conclu a une bonne concordance. Ces donnees nourrissent une masse d’informations issues du dossier, des telephones et des objets connectes, a laquelle s’ajoute la croissance annuelle des publications, masse qui depasse les capacites d’integration d’un seul praticien.

Le radiologue qui passe des heures dans le noir a chercher une tumeur, c'est plus ou moins fini ; ce sont les intelligences artificielles qui le feront, et mieux.

Intelligence artificielle et analyse d'images

Face a cette inflation de donnees, les intelligences artificielles s’imposent comme outils d’analyse, au premier rang desquelles Watson, developpee par IBM et entrainee par apprentissage a partir d’une tres large base d’images radiologiques associees a leurs diagnostics, puis connectee a des dossiers patients. Le systeme reconnait desormais nodules, tumeurs, fractures et embolies pulmonaires, performances qui alimentent la question, soulevee dans la litterature recente, d’une remise en cause du role traditionnel du radiologue. La meme logique, fondee sur la reconnaissance de structures dans l’image, s’applique a l’anatomopathologie.

Les exemples cites convergent : en anatomopathologie, une analyse de coupes de cancer pulmonaire conduite a Stanford situe l’algorithme au niveau des pathologistes ; en dermatologie, un systeme developpe a Stanford et publie dans Nature atteint une performance comparable a celle des specialistes, en s’affranchissant du dermatoscope et en precisant le type de lesion a partir de simples photographies, jusqu’a une application pensee pour les pays a faibles ressources. Le trait commun de ces reussites est qu’elles portent toutes sur l’analyse d’images, domaine ou l’apprentissage progresse continument, ce qui invite a anticiper le deplacement de la valeur medicale plutot que sa disparition.

Quel role pour le medecin referent demain

Le raisonnement conduit a distinguer ce que l’automatisation absorbe de ce qu’elle ne remplace pas. La lecture systematique d’images a la recherche d’une tumeur ou d’une embolie est appelee a revenir aux algorithmes, juges plus performants sur cette tache repetitive. En revanche, l’integration du resultat dans le contexte clinique du patient, et la decision d’engager ou non des examens complementaires comme une echographie ou une imagerie par resonance magnetique (IRM), demeurent du ressort du medecin.

Cette redistribution ouvre la perspective de nouvelles fonctions, par exemple un praticien specialiste de l’information charge d’agreger les donnees issues de la radiologie, de l’anatomopathologie et des autres sources, puis de les reinscrire dans la situation clinique. Presentee comme benefique pour le patient, cette evolution suppose neanmoins que le referent conserve la maitrise de l’indication, de l’interpretation contextualisee et de la coordination du parcours, la ou reside desormais sa principale valeur ajoutee.

Type de vidéo

Lunch meeting

Thème de l'évènement

Anesthésie: urgences et douleurs

Intervenants

Partie du corps

Maladies

Année

2017

Chirurgie:

Pathologie:

Tendinites; Douleurs chroniques; Troubles liés au matériel

Thèmatique:

Prévention des blessures

Centre Orthopédique d'Ouchy à Lausanne

Besoin d'un avis médical?

Les médecins du Centre Orthopédique d'Ouchy sont à votre disposition

Adresse

Avenue d’Ouchy 41
1006 Lausanne

Contact

centre@medicol.ch
+41 21 510 33 48

En savoir plus en vidéos

Playlist

1 Vidéos

En savoir plus en vidéos

Playlist

1 Vidéos

Vous pourriez aimer aussi

La vidéo compare la prothèse partielle à la prothèse totale du genou quand l’arthrose reste localisée. Elle montre pourquoi une prothèse partielle…

Cette vidéo explique à quoi sert un robot au bloc opératoire lors d’une chirurgie du genou. Le robot ne remplace pas le chirurgien : il aide à…

Cette présentation montre comment la navigation 3D aide le chirurgien lors d’une prothèse totale du genou. Elle sert à mesurer l’axe du membre, à…

Contacter un de nos spécialistes sur le sujet