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Arthrose du genou

Genou

Introduction

Le genou englobe deux articulations distinctes: une articulation condylienne «portante» constituée par le fémur et le tibia divisée en deux compartiments interne et externe et une articulation trochléenne constituée par la rotule et le fémur, la rotule étant ce qu’on appelle un os sésamoïde soit un os inclus dans un tendon (ici le tendon du quadriceps). Cette articulation sert de guide à l’appareil extenseur du genou et potentialise la force du muscle quadriceps situé à la face antérieure de la cuisse.

Brochure d'information médicale

Découvrez notre brochure d’information à destination des patients.

Traitements de l’arthrose

Qu'est-ce que l'arthrose?

Le cartilage s’use progressivement jusqu’à la mise à nu des surfaces osseuses. Il en résulte un frottement rugueux os contre os qui s’accompagne de douleurs et enflamme le genou. Le périmètre de marche se réduit petit à petit et le genou s’enraidit. A un stade avancé, le genou se déforme ce qui augmente le risque de chutes. Ce processus irréversible a une influence sur l’autonomie et la qualité de vie.

Quelles en sont les conséquences?

Les poussées douloureuses laissent de moins en moins de répit entre les crises. En général, les douleurs sont présentes à l’endroit où l’usure est la plus marquée.

La marche est souvent pénible et douloureuse surtout lors des premiers pas ou à la descente. On commence à boîter et les muscles qui contrôlent le genou s’affaiblissent. La posture change et d’autres articulations tentent de compenser le manque de mobilité du genou mais souffrent aussi, c’est le cas de la hanche et du bas du dos.

Les examens utiles

Un examen clinique par un chirurgien orthopédiste et un bilan radiologique suffisent dans la plupart des cas. Des examens complémentaires tels que le scanner et l’IRM sont parfois nécessaires pour préciser l’état des ménisques, des ligaments et du cartilage.

Le traitement conservateur

Pour traiter les douleurs, les médicaments antalgiques, les anti-inflammatoires, les infiltrations (injections dans l’articulation) et la physiothérapie peuvent apporter un soulagement plus ou moins durable.

En cas d’arthrose avérée, le bénéfice de ces traitements n’est souvent que transitoire.

Le traitement chirurgical

L’attitude du chirurgien est guidée par la gravité des lésions de votre genou et leurs conséquences sur le plan fonctionnel. La situation permet parfois d’attendre avant la pose d’une prothèse et il est possible le cas échéant vous proposer une chirurgie conservatrice, sans prothèse.

Cette solution est envisageable quand il reste encore des zones de cartilage en bon état. Les douleurs peuvent être soulagées de manière efficace et durable par une meilleure répartition des charges sur le genou. Le geste chirurgical consiste à modifier l’axe mécanique du membre inférieur par une ostéotomie correctrice. Cette solution sans prothèse est souvent privilégiée chez les sujets jeunes et actifs et donne de bons résultats.

Les prothèses

Lorsque l’articulation est trop abîmée, la meilleure solution consiste à remplacer une partie ou la totalité de celle-ci par une prothèse du genou. Le but de la chirurgie est de ne plus avoir mal au genou. On pourra aussi retrouver son indépendance à la marche et poursuivre ses activités de loisirs avec plus de plaisir.

Il existe des prothèses pour remplacer une partie seulement des zones de glissement du genou (prothèse unicompartimentale) et d’autres qui resurfacent tous les compartiments (prothèse totale).

Rééquilibrage par ostéotomie de correction d’axe

Cette opération est indiquée en cas d’arthrose localisée à un stade débutant et si la jambe présente un défaut d’axe. Elle a pour but de soulager le compartiment usé.

Arthrose peu avancée

L’arthrose ne touche que le compartiment interne du genou. Le défaut d’axe peut être corrigé et l’équilibre rétabli.

Prothèse unicompartimentale

Cette opération est indiquée en cas d’atteinte sévère d’un compartiment, les autres compartiments étant préservés.

Arthrose localisée

L’arthrose est avérée mais ne touche qu’une partie de l’articulation. L’atteinte fonctionnelle peut être marquée dans certains cas.

Prothèse totale

Cette opération est indiquée en cas d’atteinte sévère touchant l’ensemble de l’articulation du genou.

Arthrose sévère

L’arthrose sévère se manifeste par la disparition complète du cartilage dans les trois compartiments du genou et parfois par le creusement de la surface portante du plateau tibial.

Prothèse de genou

Qu'est-ce qu'une prothèse de genou ?

La pose d’une prothèse de genou consiste à restaurer une partie ou la totalité de l’articulation (arthroplastie). La prothèse se compose de deux parties métalliques : l’une venant couvrir l’extrémité du fémur (carter fémoral) et l’autre le plateau du tibia (embase tibiale). Entre ces deux composants se trouve un espaceur en polyéthylène qui mime le fonctionnement des ménisques et du cartilage. Plusieurs types d’implants existent dont les formes et la fonctionnalité diffèrent mais le principe est toujours le même.

Grâce à l’amélioration des matériaux et des techniques, les prothèses de genou posées actuellement ont une espérance de vie de plusieurs décennies.

Avant l'opération

Plus vous êtes en forme et plus la rééducation post-opératoire sera facilitée. C’est pourquoi, il est conseillé de maigrir en cas de surpoids et de poursuivre vos activités. Conservez autant que possible la force et la souplesse de vos muscles et de vos articulations par des exercices physiques adaptés. Pouvoir bien tendre activement le genou avant l’opération permet de mieux récupérer la force du genou après.

L'opération proprement dite

L’incision se pratique à l’avant du genou et mesure environ 20 centimètres. Le chirurgien commence par nettoyer l’articulation en enlevant le cartilage abimé, les ménisques et les ligaments croisés. Il réalise ensuite les coupes osseuses au fémur et au tibia qui permettent l’adaptation des implants prothétiques. La rotule est resurfacée au besoin. Après mise en place des implants d’essai et contrôle de la balance ligamentaire, il met en place la prothèse définitive avec ou sans ciment pour sa fixation en fonction de l’état de vos os. La fermeture s’effectue plan par plan avec ou sans drainage. Pour la peau, on utilise alternativement du fil résorbable ou non résorbable, des agrafes ou un autre système de fixation. L’aspect final de votre cicatrice dépendra de l’état de votre peau ou encore de son exposition au soleil qui est à éviter pendant les 6 mois qui suivent l’opération.

L’anesthésie

Avant l’opération, vous aurez rendez-vous avec un des médecins anesthésistes de la clinique. A cette occasion, vous pourrez discuter et décider avec lui du type d’anesthésie pour l’intervention. Le compte-rendu de votre état de santé lui aura été transmis dans l’intervalle. Si nécessaire, ce bilan sera complété.

Une prothèse de genou est composée d’un carter fémoral (1), d’une embase tibiale (3) et d’un polyéthylène (2).

La position pendant l'opération

Vous serez installé sur le dos le plus confortablement possible. L’intervention se pratique dans des conditions d’hygiène et de sécurité très rigoureuses. L’équipe médicale qui vous prend en charge est spécialisée et connaît les précautions particulières à prendre.

La durée de l'opération

Habituellement, l’opération dure 1 à 2 heures en plus de la préparation. Ce temps peut varier sans qu’il y ait de problème particulier car il dépend de nombreux facteurs comme la méthode utilisée, le nombre de gestes associés, etc…

Après l'opération

Vous serez conduit en salle de réveil où vous resterez en surveillance continue quelques heures ou jusqu’au lendemain de l’intervention. L’équipe médicale veillera à ce que vous n’ayez pas mal et que vous soyez installé confortablement. Un premier lever sera effectué avant votre retour en chambre.

Dans votre chambre à l'étage

Un programme personnalisé vous décrira le programme du jour. Repas, toilette, physiothérapie, visites des soignants, marche dans les corridors rythmeront vos journées.

À la sortie de la clinique

En quittant la clinique, vous devez être en mesure de marcher sans aide avec des cannes et avoir bien compris les différents exercices à faire à la maison. Il n’y a pas de soins particuliers pour la cicatrice. Des aides peuvent être proposées pour le ménage ou d’autres tâches.

Assurez-vous de disposer de la médication à poursuivre avec l’ordonnance pour la pharmacie et d’avoir la date des rendez-vous post-opératoires.

Dans certains cas, en fonction des douleurs, du manque d’autonomie ou de votre état général, un passage dans un CTR (centre de rééducation) peut s’avérer nécessaire. La situation sera évaluée par votre chirurgien.

Douleurs

Les douleurs liées à l’arthrose disparaissent relativement rapidement après l’intervention. Il est possible d’avoir encore un peu mal à des endroits précis (douleurs résiduelles) surtout si le genou était très raide et abîmé avant l’opération. Ces douleurs sont liées aux muscles et tendons situés au voisinage du genou et s’atténuent progressivement au fil du temps.

Résultats attendus

Le principal bénéfice à attendre de l’opération est la disparition de vos douleurs. Vous pourrez aussi mieux marcher et maintenir ainsi votre autonomie. Plusieurs mois sont nécessaires pour récupérer complétement et pouvoir marcher normalement en toute situation. En revanche, il est très possible de marcher à plat rapidement (dès le lendemain de l’opération) et on peut se libérer des cannes après quelques semaines seulement.

Il est préférable de réserver une période de convalescence de 2 à 3 mois avec un délai de reprise du travail qui varie selon votre âge et votre profession. Le genou opéré doit être ménagé jusqu’à ce qu’il soit calme et non douloureux.

Adaptez vos loisirs, évitez les sports violents et les travaux forcés pour profiter le plus longtemps possible des bénéfices de l’intervention. L’idéal est de finir par oublier la prothèse. Dans la majorité des cas les patients reprennent une vie normale.

Le suivi

Il faut suivre rigoureusement les consignes de votre chirurgien. Allez aux différents rendez-vous qu’il vous propose, passez les examens de contrôle (radiographies). C’est important. Cela lui permet de surveiller l’évolution de votre genou, d’adapter le traitement et de vérifier que la prothèse tient bien dans l’os.

Risques et complications

Infection

On procède à une préparation de la peau avant l’intervention à l’aide d’un savon antiseptique et un rasage soigneux du site opéré. Une prévention antibiotique est donnée avant l’opération et répétée 6 heures après.

L’intervention a lieu au bloc opératoire, où les conditions d’asepsie sont strictes et où le personnel est routinier de ce genre d’opération.

À l’étage, l’équipe infirmière est spécialisée et procédera à l’ablation des drains et à la réfection du pansement durant votre séjour.

Par la suite, un suivi est organisé pour contrôler la cicatrice, vérifier la récupération et d’éventuels signes faisant suspecter l’apparition d’une infection.

Chez les patients porteurs de prothèses, une dose d’antibiotique prophylactique peut être préconisée en cas de risque une heure avant et 6 heures après une procédure dentaire ou une procédure urologique.

Thrombose veineuse

La prévention du risque de thrombose ou d’embolie pulmonaire est systématique après toute opération de prothèse du membre inférieur.

En fonction de votre état de santé et de vos facteurs de risque, le chirurgien adaptera le traitement pour une prévention optimale.

L’apparition d’éventuels symptômes est surveillée par le personnel de soins et lors des consultations de suivi.

Hématome

L’ecchymose est habituelle mais il peut apparaître un hématome plus volumineux et éventuellement douloureux. Cette complication est fréquente et tout à fait bénigne. Dans la majorité des cas, le sang se résorbe progressivement et cela ne nécessite pas de prise en charge particulière.

Lésion vasculaire ou nerveuse

Parmi les autres risques, il faut citer les risques de lésion vasculaire ou nerveuse inhérents à toute opération lourde. Si les lésions vasculaires sont rares, on observe de manière plus fréquente une zone d’anesthésie au pourtour de la cicatrice qui est tout à fait bénigne et s’améliore spontanément en quelques semaines.

Anémie post-opératoire

Des pertes de sang significatives peuvent survenir et doivent parfois être compensées. Aujourd’hui on dispose en salle d’opération d’un système de récupération sanguine (Cell Saver). Le recours à une transfusion sanguine autre que votre propre sang est ainsi peu fréquente.

Luxation

La luxation de la prothèse ou de l’un de ses composants est très rare pour une prothèse de genou, mais pas impossible. La prudence est toujours de mise, notamment les premiers mois et lors de la reprise sportive.

Fracture

Le risque de fracture n’est pas plus élevé chez les patients porteurs de prothèses, en revanche en cas de fracture les conséquences peuvent être plus importantes et nécessitent parfois le changement de la prothèse.

Usure et descellement

Les prothèses peuvent s’user et ne plus tenir parfaitement en place, ce qui oblige à les changer. Le taux de réussite de ce type d’intervention s’est considérablement amélioré au fil du temps grâce à l’évolution des implants, la qualité des matériaux utilisés et l’amélioration des techniques chirurgicales.

L’usure des prothèses de genou posées actuellement est peu fréquente, et en l’absence de problème technique, la prothèse accompagne le patient pour le reste de sa vie.

Clunck (bruit audible)

La particularité d’une prothèse du genou est qu’il ne s’agit pas d’une simple charnière. Elle présente également des mouvements de rotation, de translation et de bâillement. Un « clunk » peut donc être perçu lors de certains mouvements sans qu’il s’agisse d’une complication. Cette situation survient quand le polyéthylène (insert ou rotule) vient au contact du carter fémoral métallique et provoque ce bruit.

Le tabagisme actif augmente par trois le risque d’infection. Il est recommandé d’arrêter le tabac au moins un mois avant l’intervention.

Spécificités Medicol

Planification 2D et 3D

Avant l’intervention, votre chirurgien organise des radiographies et un scanner (ou IRM) pour planifier votre prothèse en 2D et aussi en 3D grâce un logiciel dédié. Cette planification est utile pour préciser la taille et l’orientation des implants et facilite la chirurgie en apportant des points de repère. On peut ainsi se rapprocher davantage de l’anatomie originelle de chacun et personnaliser la prothèse.

Prothèses sur mesure

La prothèse du genou sur mesure n’existe pas encore car il faudrait pour cela pouvoir recréer les ménisques et les ligaments croisés. Le «sur-mesure» pour le genou consiste à se rapprocher le plus possible de la physiologie du genou avec des prothèses de plus en plus fonctionnelles et parfaitement ajustées. Les nouvelles technologies nous aident beaucoup dans ce domaine : planification, navigation, robotique, bilans fonctionnels.

Chirurgie robotique & intelligence artificielle

La chirurgie robotique et l’intelligence artificielle sont de plus en plus utilisées au bloc opératoire. Aujourd’hui, la navigation 3D et le robot qui l’accompagne améliorent la précision du geste chirurgical. Ainsi, la réalisation est au plus proche de la planification et la marge d’erreur est réduite. Les technologies progressent à grande vitesse et il est indéniable qu’à l’avenir l’intelligence artificielle (IA) fera partie intégrante de la chirurgie.

Retour au sport

Nous accordons une place très importante au retour à la vie active et notamment au retour au sport après la mise en place d’une prothèse. Durant la phase de réhabilitation, il convient d’adapter les activités au rythme de votre propre progression. Chaque individu est différent et il est faux de trop schématiser la reprise des activités.

Dans un premier temps, l’objectif est de récupérer une démarche harmonieuse, équilibrée et sans boiterie. Chaque étape est importante. Une fois que vous marcherez normalement et que vous serez à l’aise pour descendre les escaliers sans vous tenir, il vous sera possible de reprendre vos activités sportives.

Commencez par ce que vous aimez et savez bien faire. Il s’agit d’une rééducation active qui doit se faire sans à-coups. Les activités douces peuvent être reprises assez rapidement et au fur et à mesure que vous vous sentirez à l’aise, il vous sera possible d’envisager de nouvelles activités pour autant que vous les pratiquiez avant l’opération.

Les sports violents, avec de forts impacts ou nécessitant de grandes amplitudes articulaires sont à éviter. Dans certains cas, une reprise est tout de même possible pour autant que les gestes sportifs soient maîtrisés et que le genou soit bien contrôlé. C’est ce que l’on appelle la récupération proprioceptive. Si ces objectifs sont réalisés ou réalisables, il n’y a pas d’activité interdite. Prenez conseil auprès de votre chirurgien.

Prise en charge, documentation et suivi

Une fois l’opération programmée par votre chirurgien, vous serez reçu en consultation de pré-hospitalisation par un médecin-assistant pour discuter des informations reçues, vérifier que tout est bien organisé, que le bilan de santé préopératoire est complet, la liste de tous vos médicaments, etc… Vous pourrez poser toutes vos questions lors de cet entretien.

Un suivi documenté est organisé avec notamment des évaluations (appelées scores) de satisfaction et de fonction du genou qui sont réalisées avant et après l’intervention. Ces scores sont enregistrés dans votre dossier et, avec votre accord, pourront être utilisés sous une forme anonymisée pour nos travaux d’étude.

Le registre SIRIS

Le registre des implants SIRIS hanche et genou a été mis en oeuvre à l’automne 2012. Depuis, tous les hôpitaux et cliniques suisses proposant des prestations de ce type enregistrent leurs prothèses de genou et de hanche implantées dans cette base de données.

Le registre des implants SIRIS hanche et genou vise à promouvoir la qualité du traitement en orthopédie. Il est porté par la Fondation pour l’assurance de qualité en médecine des implants SIRIS.

Questions fréquentes

Combien de temps dure l’opération?
Environ 1h30 à 2h00
En quoi la prothèse est faite?
Différents types de matériel peuvent être utilisés en fonction du type d’implant. Les surfaces de contact sont généralement en chrome/cobalt/molybdène sur les implants métalliques ou en oxynium. Le composant intermédiaire est constitué de polyéthylène. Dans les implants non cimentés, la surface de contact entre l’implant métallique et l’os est constitué de Titane poreux recouvert généralement d’hydroxyapatite, substance utilisée pour son effet ostéo-inducteur.
Est-ce que je vais «sonner» en passant dans les aéroports?
Oui généralement s’agissant d’un implant métallique assez massif il est détectable au portillon de l’aéroport et nous vous remettrons à cet effet une carte de porteur d’implant.
Dois-je prendre des antibiotiques quand je vais chez le dentiste?
Une prévention antibiotique peut parfois être recommandée lors de nettoyage dentaire extensif ou en cas d’abcès dentaire. Pour les autres traitements, il convient de juger de cas en cas l’indication à la prophylaxie antibiotique.
Quand pourrai-je recommencer à faire du sport?
La reprise d’une activité sportive doit s’effectuer de manière progressive. La reprise d’une activité telle que le nordic walking, le ski de fond ou la marche rapide est possible dès la 6ème semaine; la reprise du ski, du tennis ou du golf après trois mois. Une activité comme la course à pied n’est pas recommandée.
Quand puis-je commencer à conduire?
La conduite est autorisée pour une voiture automatique dès le 10ème jour post-opératoire si c’est le genou gauche qui a été opéré. Pour une voiture normale, un délai de 3 semaines est nécessaire pour le genou gauche. Pour le genou droit, à la fin de la 6ème semaine. La conduite n’est toutefois autorisée que lorsqu’il existe un excellent contrôle du membre inférieur permettant de «planter» sur les freins si nécessaire sans se poser de questions.
Combien de temps dois-je garder les cannes?
Il est important de récupérer une démarche harmonieuse sans boiterie avec un pas symétrique et un bon maintien de la charnière lombo-pelvienne. A cet effet il convient de garder les cannes jusqu’à ce qu’il vous soit possible de marcher normalement c'est-à-dire 4 à 7 semaines en moyenne.
Combien de temps dure une prothèse?
Actuellement, si l’on se réfère à la littérature médicale orthopédique la durée des implants dépasse largement 20 voire 30 ans (taux de survie d’implant de plus de 95% à 15 ans).
Quand pourrai-je prendre une douche?
Généralement dès le 3ème jour postopératoire.

Sommaire

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